La combattante de l’UFC Casey O’Neill attribue son retour réussi dans l’octogone après une pause de 18 mois à une philosophie inspirée par la championne olympique de patinage artistique Alysa Liu. Une session nocturne de visionnage de clips de patinage et l’approche de Liu ont conduit O’Neill à adopter le mantra du « fun-maxxing » (maximisation du plaisir) alors qu’elle se préparait pour son combat de retour.
Le retour de Casey O’Neill à l’UFC
Le prometteur record de 4-0 d’O’Neill à l’UFC a été interrompu début 2022 par une déchirure du ligament croisé antérieur, l’obligeant à se retirer de l’UFC 276 et à une longue période d’inactivité. La poids mouche d’origine écossaise, basée à Las Vegas, qui avait remporté une victoire par décision partagée contre Roxanne Modafferi à l’UFC 271, a subi d’autres revers et une chirurgie du genou. Une année complète de rééducation l’a tenue éloignée des compétitions pendant toute l’année civile 2025, ne programmant finalement son combat de retour contre Gabriella Fernandes qu’au début de 2026.
Son retour très attendu a eu lieu le 28 mars 2026, à Seattle, contre Gabriella Fernandes, marquant sa première apparition depuis août 2024. O’Neill a fait preuve d’une urgence impressionnante, décrochant un KO au premier round qui l’a immédiatement réintégrée dans la conversation des poids mouches et a représenté une victoire émotionnelle majeure après ses problèmes de blessures. Après le combat, elle a révélé que son attention pendant la marche vers la cage n’était pas sur la peur ou les classements, mais sur une instruction interne : se faire plaisir et « fun-maxx » le moment.
Alysa Liu et le concept de « Fun-Maxxing »
Alysa Liu, patineuse artistique américaine, a eu un parcours compétitif remarquable. Après une première retraite à 16 ans suite aux Jeux d’hiver de 2022, elle a fait un retour triomphal, remportant l’or en simple féminin et à l’épreuve par équipes aux Jeux olympiques d’hiver de 2026 à Milan-Cortina. Son retour, caractérisé par une attitude détendue, a suscité des discussions sur la compétition pour la joie plutôt que sous la pression. Analystes et créateurs de contenu l’ont présentée comme un exemple parfait de « fun-maxxing » – atteindre des performances optimales par le plaisir et l’exécution ludique plutôt que par l’effort acharné.
Les triomphes olympiques de Liu et sa position publique sur le patinage pour le pur plaisir ont profondément résonné auprès d’athlètes d’autres disciplines, y compris O’Neill pendant sa propre convalescence. Liu a constamment souligné que sa médaille d’or à Milan-Cortina provenait du patinage avec joie, et non d’une obsession du résultat. Elle a exprimé qu’elle aurait été sereine même sans la médaille, étant donné la signification personnelle de son retour.
Elle a déclaré avec éloquence : « Gagner et perdre [ne] m’affectent plus… les médailles ne me comblent pas. Je patine parce que j’aime patiner. » Elle a ajouté, précisant sa perspective : « Je suis heureuse de n’importe quel résultat, tant que je suis là. Je suis présente. Il n’y a rien à perdre. »
Inspirée par le récit de Liu, O’Neill a commencé à redéfinir sa propre stratégie de retour à l’approche de son combat à Seattle. Après des mois de rééducation et de doutes, son objectif principal est passé de l’obsession du résultat à l’expérience complète de la marche vers la cage, de l’énergie de la foule et du combat lui-même. Elle a expliqué que se répéter « fun-maxxing » dans le tunnel l’a aidée à dissiper la peur et les attentes, attribuant à ce mantra inspiré par Liu sa capacité à combattre librement et sans contrainte lors de sa première soirée de retour.
Pour O’Neill, le parallèle était clair : la décision d’une patineuse artistique de revenir à la compétition uniquement par amour du sport a donné la permission à une poids mouche de l’UFC de faire de même, transformant une longue absence due à une blessure en une histoire de reprise de carrière à ses propres conditions.

