Eddie Hearn a intensifié sa campagne publique concernant la rémunération des combattants à l’UFC, affirmant qu’il aurait organisé un superfight très attendu entre Tom Aspinall et Jon Jones, offrant aux deux athlètes le double de ce que l’UFC aurait proposé, s’ils n’avaient pas été liés par des contrats exclusifs. Le patron de Matchroom et nouveau conseiller d’Aspinall considère l’accord actuel du champion poids lourds de l’UFC comme symptomatique d’un problème de rémunération plus vaste que la promotion « doit » absolument aborder.
Les déclarations de Hearn sont apparues lors d’une interview, où il a abordé la situation d’Aspinall et le combat tant évoqué, mais jamais concrétisé, entre le combattant britannique et Jones. Il a soutenu que, en tant qu’agents libres, il serait ravi de promouvoir lui-même le combat Aspinall vs. Jones et de « leur payer le double de l’offre de l’UFC ». Bien que Hearn n’ait pas révélé de chiffres exacts, des discussions récentes dans les médias spécialisés dans les sports de combat suggèrent que Jones aurait demandé environ 15 à 30 millions de dollars pour un affrontement avec Aspinall, des partenaires saoudiens ayant même manifesté un intérêt initial avant que les pourparlers ne s’interrompent.
Aspinall, le champion poids lourds en titre de l’UFC, a récemment rejoint la nouvelle agence Matchroom Talent de Hearn, devenant ainsi le premier client dans l’expansion du promoteur de boxe vers le management en MMA. Ce partenariat est rapidement devenu une tribune pour une critique virulente du modèle économique de l’UFC, notamment en ce qui concerne les gains des têtes d’affiche par rapport aux revenus totaux générés par leurs événements. Hearn a maintes fois exprimé son « incrédulité » face aux revenus actuels d’Aspinall, surtout en considérant les recettes potentielles qu’un combat pour le titre contre Alex Pereira ou une revanche avec Ciryl Gane pourrait générer.
Hearn a illustré ses griefs financiers en prenant l’exemple hypothétique d’une défense de titre poids lourds pour Aspinall contre Pereira. Il a soutenu que si une carte de combat centrée sur Aspinall générait 100 millions de dollars, payer le champion un maigre million serait inacceptable, plaidant pour un partage des revenus nettement plus élevé pour les athlètes de premier plan. Pour Hearn, ces chiffres étayent sa volonté de surenchérir financièrement sur l’UFC pour un événement inter-promotionnel, n’étaient les entraves contractuelles existantes.
Le côté de l’équation concernant Jon Jones a sa propre histoire complexe. Tout au long de son mandat en tant que champion poids lourds de l’UFC, les discussions autour d’un combat d’unification avec Aspinall n’ont jamais dépassé les échanges publics et les spéculations des fans. Un thème récurrent dans ces négociations au point mort a été le prétendu échec de l’UFC à satisfaire les attentes financières de Jones, menant à une impasse malgré des rapports faisant état d’investisseurs extérieurs, y compris des soutiens saoudiens, explorant la potentielle confrontation. Jones a depuis lors maintenu son propre calendrier et ses priorités, sans aucun signe officiel de sa part ou de l’UFC de vouloir revisiter le combat contre Aspinall à court terme.
En conséquence, le combat Aspinall vs. Jones demeure un « combat de rêve » spéculatif, entravé par les contrats exclusifs de l’UFC et des agendas stratégiques divergents. Néanmoins, la déclaration publique de Hearn, affirmant sa volonté de payer les deux combattants le double de la rémunération de l’UFC, combinée à son nouveau rôle de représentant d’Aspinall, ajoute une pression nouvelle aux discussions persistantes sur la mesure dans laquelle la promotion partage la valeur générée avec les athlètes qui sont les têtes d’affiche de ses plus grands événements.

