Jorge Masvidal, l’ancienne star de l’UFC, a lancé une attaque verbale virulente contre le champion invaincu Khamzat Chimaev, à l’approche de sa défense de titre des poids moyens contre Sean Strickland. Masvidal a ouvertement critiqué le style de combat et l’endurance de Chimaev dans une tirade qui s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux du MMA.
Les commentaires de Masvidal ont été diffusés dans un extrait de son émission « Deathrow MMA ». Il a réagi aux propos provocateurs de Chimaev à son égard, celui de son co-animateur et de Sean Strickland. Auparavant, Chimaev avait affirmé pouvoir vaincre Masvidal, son partenaire de podcast Johnny Eblen et Strickland la même nuit, ce qui a déclenché la réaction enflammée de Masvidal.
« Le plus drôle, c’est que tu ne tueras personne en te contentant d’étreindre à mort. Tu ferais mieux d’arrêter ces conneries de ‘renifleur d’entrejambe’, surtout si tu me parles, mon frère. Ton héritage sera toujours celui d’un renifleur d’entrejambes d’autres mecs. Chaque fois que tu as eu l’occasion de prouver le contraire, tout ce que tu fais, c’est renifler des entrejambes. Et au lieu de t’inquiéter de ce que je dis et publie, tu devrais te soucier de ton combat, car ton réservoir d’essence est vide, et Sean est sur le point de le tester. »
Dans la vidéo devenue virale, Masvidal se moque de l’idée que le style de lutte de Chimaev soit aussi dangereux que le champion aime le présenter. Il affirme que Chimaev « ne tuera personne en se contentant d’étreindre » et lui intime d’« arrêter de renifler l’entrejambe » s’il compte continuer à parler de lui.
Ces commentaires s’inscrivent dans une longue tradition de la personnalité publique de Masvidal, qui cible souvent les lutteurs qu’il estime gagner par un contrôle supérieur sans beaucoup d’offensives. Bien avant cette dernière diatribe, Masvidal avait utilisé l’expression « renifleur d’entrejambe » pour d’autres combattants qu’il considérait comme des grapplers privilégiant la sécurité. Ce langage s’inscrit donc dans un schéma plutôt que d’être une insulte ponctuelle visant uniquement Chimaev, le plaçant ainsi dans le groupe des lutteurs qu’il a critiqués durant sa carrière à l’UFC.
La tirade de Masvidal ne s’arrête pas au style ; il doute également de la capacité de Chimaev à tenir cinq rounds contre Strickland. Il conseille à Chimaev, au lieu de s’inquiéter de ses publications ou de ses propos dans l’émission, de se concentrer sur son propre combat, car « son réservoir d’essence est vide, et Sean est sur le point de le tester. » Plus tôt ce mois-ci, Masvidal avait déjà clairement indiqué son soutien à Strickland, affirmant dans « Deathrow MMA » qu’il « parierait toute sa maison sur Strickland » et qu’il ne pensait pas que Chimaev soit « si bon que ça. »
Chimaev doit défendre son titre des poids moyens de l’UFC contre l’ancien champion Sean Strickland en tête d’affiche de l’UFC 328 le 9 mai, au Prudential Center de Newark, New Jersey. Le PDG de l’UFC, Dana White, a confirmé cette confrontation début mars dans le cadre d’une série d’événements à venir, faisant de Strickland le premier challenger de Chimaev à 185 livres. Chimaev avait conquis la ceinture en août dernier avec une victoire dominante par décision unanime contre Dricus du Plessis, une performance caractérisée par une forte pression en lutte, un contrôle au sol supérieur et des dommages constants au sol sur cinq rounds.
Strickland, lui-même ancien champion des poids moyens, a gagné sa chance en restant actif après avoir perdu la ceinture et en enchaînant des victoires clés, dont une récente contre Anthony Hernandez. Connu pour son jab à haut volume, sa pression vers l’avant et sa durabilité, Strickland devrait tester l’endurance et le sang-froid de Chimaev lors des rounds de championnat s’il parvient à rester debout ou à se relever constamment.
Il reste à voir si Chimaev répondra directement à la dernière tirade de Masvidal, mais cette vidéo a déjà renforcé le récit avant l’UFC 328 : un champion invaincu avec une approche axée sur la lutte et des questions persistantes concernant son cardio, face à un challenger que beaucoup croient capable de l’entraîner dans le genre de combat que Masvidal insiste qu’il ne peut pas gérer.

